qui sommes nous ?

Qu’est-ce que
Paulin, Paulin, Paulin®?

Paulin, Paulin, Paulin est une entreprise familiale qui diffuse, valorise et préserve les œuvres de Pierre Paulin. Son but est d’offrir un panorama enrichi du travail du designer afin de rendre visible l’incroyable modernité d’un créateur en perpétuelle recherche.

Un veilleur attentif :

Partenaire des événements consacrés au designer (expositions, ouvrages, éditions, ventes), Paulin, Paulin, Paulin oeuvre à apporter cohérence et dynamisme aux différents projets initiés autour de Pierre Paulin. Véritable agent de liaison, Paulin, Paulin, Paulin éclaire, met en relation, précise et accompagne les projets.

Dans une démarche de préservation et de protection du patrimoine, Paulin, Paulin, Paulin recherche, répertorie et classifie les pièces et les archives de Pierre Paulin pour donner à voir l’étendue d’une oeuvre protéiforme et visionnaire. Grâce à la collection et au fonds de documents de travail (dessins, photos, maquettes…) mis à disposition, Paulin, Paulin, Paulin favorise l’étude et l’échange autour du designer, initie de nouveaux projets et des collaborations inédites avec des institutions publiques ou privées.

Un éditeur de patrimoine: 

Paulin, Paulin, Paulin produit et vend des pièces rares issues de l’oeuvre de Pierre Paulin, la plupart des modèles que nous présentons n’ont jamais connu d’éditions commerciale à l’époque de leur conception pour des questions techniques ou économiques. L’entreprise à pour vocation de faire exister ou de prolonger certains des rêves les plus chers à Pierre Paulin.

L'équipe
Paulin, Paulin, Paulin®

Entreprise familiale à taille humaine, Paulin, Paulin, Paulin se construit et s’articule autour de Maia Paulin qui fut l’épouse et l’associée de Pierre Paulin pendant près de 40 ans. Ils collaborent dès1972 puis fondent en 1975 AD.SA, une agence pionnière, créative et dynamique, créée avec Marc Lebailly. Peu après, ils sont rejoints par Roger Tallon et Michel Schreiber. Imaginant de nouvelles méthodes d’analyse et d’audit du design, AD.SA contribue à rapprocher les créateurs et les industriels pour initier des collaborations novatrices et fructueuses. Parallèlement à son activité au sein d’AD.SA, Maia Paulin, grande voyageuse et tête chercheuse, s’est toujours attachée à faire découvrir et à préserver les savoirs-faire et les artisanats du monde.

Dans les années 90, Pierre Paulin souhaite acquérir une maison dans les Cévennes, c’est avec Maia qu’il va concevoir ce “lieu oeuvre” niché dans les montagnes. A l’époque, ils envisagent d’y créer une fondation destinée aux étudiants et chercheurs et un lieu d’expérimentation et d’exposition atypique. Cette entreprise ne verra pas le jour du vivant du designer mais Maia Paulin travaille aujourd’hui activement à ce projet généreux, ouvert et convivial et continue à diffuser l’oeuvre de son époux.

Benjamin Paulin est le fils de Pierre et Maia Paulin. Il est marié à Alice Lemoine dont la mère fut coloriste pour ADSA et amie du couple Paulin. Benjamin et Alice se sont connus enfants puis perdus de vue et retrouvés. Respectivement musicien et styliste, ils développent Paulin, Paulin, Paulin avec Maia Paulin. Ils s’inscrivent ainsi dans une démarche proactive et initient des projets autour du travail de Pierre Paulin. Ils poursuivent parallèlement leurs carrières artistiques.

Michel Chalard fut pendant plus de 30 ans, le plus proche collaborateur de Pierre Paulin. Dessinateur de génie, sa parfaite connaissance du style Paulin tant au niveau des processus de création que des techniques de fabrication en font un expert et un collaborateur précieux de Paulin, Paulin, Paulin. Familier des archives, grand connaisseur de l’histoire des pièces, il sait tout de leur conception à leur réalisation.

La création comme
patrimoine familial

Né en 1927 à Paris, Pierre Paulin est élevé par un père dentiste et une mère Suisse Allemande austère. Il passe sa petite enfance à Laon, rêve d’une vie différente, loin de cette cité ouvrière où le futur se limite à la garnison et aux usines de chemin de fer.

Très jeune, il est fasciné par la personnalité de son oncle Georges Paulin, un homme passionné, dandy et fantasque qui abandonne son activité de prothésiste dentaire pour se consacrer au design automobile, sa véritable passion. Inventeur du système Eclipse, toit automobile rétractable, Georges Paulin travaille, dès les années 30, pour les plus grands carrossiers de l’époque. Plus tard, c’est avec Peugeot, Bentley et Rolls Royce qu’il collabore. Modèle d’élégance et d’intelligence autodidacte, cet oncle inspire durablement le jeune homme, lui faisant percevoir la possibilité d’un épanouissement par la création, hors des sentiers battus. Seconde influence majeure, Fredy Balthazar Stoll, le grand oncle sculpteur élève de Rodin, dont le travail imprime l’imaginaire du jeune Paulin et stimule sa sensibilité à l’art.

A la fin de la guerre, Pierre Paulin part pour Paris, s’inscrit à l’école Camondo. S’il rejette le classicisme de l’enseignement et critique le manque de réflexion du corps enseignant, sa sensibilité artistique et son aptitude fulgurante à penser des objets en trois dimensions sont très vite remarquées par son professeur Maxime Old. Celui-ci le recommande pour entrer dans l’atelier de Marcel Gascoin, un des créateurs de l’UAM. Paulin s’y imprègne de l’esthétique des pays Nordiques et perçoit clairement l’enjeu sociétal du design. Il intègre ensuite le service décoration des Galeries Lafayette où, grâce à la directrice de la Maîtrise Geneviève Pons, il découvre, dans les revues Interiors le travail des Américains, en particulier les Eames dont il admire l’épure, Bertoia, Nelson et Albini.

Dès 1953, il souhaite créer ses propres meubles mais ne trouve pas d’éditeur. Avec le soutien financier de son père, il s’autoédite et expose au Salon des Arts Ménagers. Ses créations y sont remarquées et il collabore bientôt avec Thonet-France pour qui il développe des bureaux et des assises, dont son premier siège monocoque.

A la fin des années 50, il est recruté par Kho Liang Ie, le directeur artistique de l’entreprise hollandaise Artifort, qui en fait l’un de ses collaborateurs privilégiés. Là, il poursuit ses recherches sur la forme et la technique, teste ses intuitions et travaille de nouveaux matériaux. L’éditeur lui offre un véritable terrain de jeu pour expérimenter et développer ses recherches sur le corps dans son rapport au meuble. Cette collaboration fertile avec Artifort se poursuivra jusqu’en 1975. Depuis lors, la plupart des modèles iconiques créés durant cette période, n’ont jamais cessés d’être édités.

Parallèlement, Pierre Paulin développe une activité d’architecte d’intérieur qui lui permet d’appréhender le mobilier au-delà du seul objet et d’envisager l’espace dans sa dimension sculpturale. Il travaille entre autres pour Dior, l’ORTF ou l’équipementier automobile Bertrand Faure. En 1967, il rencontre Jean Coural, administrateur du Mobilier National qui le recommande à la fois pour la conception de mobilier du Musée du Louvre et le présente au couple Pompidou pour l’aménagement des appartements élyséens. Débute alors une collaboration régulière avec le Mobilier National, grâce à laquelle Pierre Paulin va poursuivre ses recherches prospectives sur les techniques et les matériaux modernes. Cette collaboration avec le Mobilier National reste encore aujourd’hui unique, Pierre Paulin étant le seul designer ayant collaboré sur une aussi longue période avec l’institution (1968-2008).

A partir de 1975, il fonde ADSA avec Maia Paulin et Marc Lebailly. Cette agence de design, prescriptrice de tendances, conseille l’industrie en terme de direction artistique et d’image de marque mais collabore également à la création de produits et d’espaces collectifs qui restent, encore aujourd’hui, des icônes. Ainsi, le fer à repasser Calor Jet Line 30 créé au milieu des années 80, révolutionne l’esthétique de l’électroménager tant par son design que par sa couleur et rompt avec les codes de l’époque. ADSA sera leader dans son domaine pendant plus de 15 ans. On lui doit entre autres, l’aménagement de la gare Versailles Rive-Gauche, le Hall Méditerranée de la Gare de Lyon, les lignes de mobilier de jardin pour Alibert ou Stamp, les couleurs et la signalétique du parc des exposition Paris-Nord ou la gamme Trocadéro pour Jacob Delafon.

Au début des années 80, Pierre Paulin crée, à la surprise de tous, une nouvelle collection de mobilier qu’il propose en édition limitée. Il renoue avec une certaine idée du classicisme et du savoir-faire tant dans les matériaux choisis que dans le style des pièces. Intuitivement à l’avant-garde, il pressent l’émergence du marché du design de collection.

A partir des années 90, c’est le terrain des Cévennes, choisi avec Maia, qui devient l’espace créatif du designer. Sur ce domaine minéral, il souhaite être à la fois architecte, designer et paysagiste. Il imagine et organise d’abord le jardin, qu’il conçoit comme un intérieur. Chaque rocher, chaque arbre, a sa place, telle une pièce de mobilier. Puis, vient la maison qui fait dialoguer la modernité avec la tradition cévenole, l’art, la nature et le travail. Cette “retraite naturelle” permet à Pierre Paulin de regarder le monde de loin, avec sérénité. Il participe, à partir de la fin des années 90, à des conférences, s’implique dans de nombreux projets de rééditions et réalise de nouvelles commandes pour le Mobilier National.